Oh qu’on les aime ces norvégiens.Après leur passage mémorable, il y a quelques semaines et leur session live dans l’appart de Kill, ils nous reviennent avec ce titre instrumental efficace, on ne résiste pas à faire des levées de bras obliques et danser dans son salon

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FUJIYA & MIYAGI, BONOBO ET EZ3KIEL – BXL – Nuits Botaniques
Trois concerts pour le prix d’un. C’était l’affiche proposée pour un soir et un chapiteau ce dernier jeudi aux Nuits Botaniques. Une entrée en matière par les 4 anglais de Fujiya & Miyagi qui tarde à emballer un public qui ne se bouscule pas pour les voir.
Toutefois, la fin de concert, moins relax et plus enlevé, a le mérite de réveiller ce petit monde réfugié des gouttes de pluie beaucoup trop nombreuses pour trainer dans les jardins du botanique. Puis arrive Bonobo, en rang groupé et en formation live en non en DJ set ! Bonheur ! Un trip hop décomplexé qui chatouille gentiment les oreilles en attendant les tourangeaux d’Ez3kiel.
Visiblement, c’est eux que le public attendait. Et le quatuor ne met pas longtemps à satisfaire son monde . Alternant titres planants et poétiques comme The Weeding avec d’autres beaucoup plus violents (Firedamp), le contraste est saisissant, le public dérouté. Les Break or Die ou Spit of the ashes rappellent qu’Ez3kiel est avant tout une super formation live, efficace, hyper carré et magnifiquement sublimé par des projections visuelles puisés dans l’imaginaire du bassiste Yann N’Guéma . Jah’s hardcore et Barbary réveillera même les puristes de la première heure.
Un second batteur/percusionniste est venu s’immiscer depuis le dernier album Battelfield dans le trio, décuplant les forces du groupe qui n’en finit plus de ravir son public, impatient de recevoir le prochain projet cadeau de nos beaux français.
Premier round pour les Kid Bombardos à Paris ?
Cette semaine, les quatre Kid bordelais ont envahis la capitale. Au programme, concerts et promo accompagnant la sortie d’un EP, l’occasion de les (re)voir mercredi soir au Pop in. 22h30, rendez-vous dans le sous-sol comble du bar rock parisien.
Signés depuis quelques mois chez Sober & Gentle, les Kid Bombardos montent en puissance. Une moyenne d’âge de même pas 20 ans, mais non ce n’est pas un groupe de plus de jeunots qui font du rock, mais trois frères et un ami de longue date passionnés de musique 60’s et 70’s, et ça s’entend. Ce groupe a une véritable identité avec un timbre de voix brut qui sonne un peu Julian Casablancas - aka The Strokes - et à la fois qui lui est propre, un son oldies, et des morceaux tubesques tels que "Stuck" ou "I round the bend".
Jamais deux sans trois pour moi, après une Garden Nef Party un jour de juillet dernier, une véritable ovation à La Maroquinerie en novembre en ouvrant pour les Hushpuppies les voilà au Pop in devant un public composé d’amis musiciens, d’habitués et de curieux. Sur scène, une immense facilité à passer d’une ballade à un rock nerveux, "I’m gonna try" en est l’illustration même : un début doux et une fin chaotique. L’alchimie est parfaite entre la voix du lead vocal et leur sonorité délivrant un pop-rock gracieux planant et d’une immense beauté. Musicalement en place et scéniquement captivant, Le Pop in conquis d’avance, semble quand même impressionné par l’ascension de ces kids. À voir le 17 mai en acoustique à la Bellevilloise.
Il parait que c’est trop tard pour faire un hommage, avant c’était trop tôt. De toute façon c’est jamais le moment. Le fait est qu’il laisse un patrimoine exceptionnel et un vide exponentiel.
PUTAIN,ALAIN.



Julien
Pop-issimo