
Eh bien, même un lundi soir, je n’ai pas pu refuser une telle offre. Pourtant dieu sait qu’Eddie Argos est loin d’être sexy mais le cri du Art Brut en ce début automnale était irrésistible.
Un batteur debout (!), une bassiste imperturbable (pas une goutte de sueur sur le front à la fin du concert !), deux guitaristes survoltés, un Eddie Argos (oui parce que ça s’appelle pas un chanteur, ça s’appelle un Eddie Argos) en chaussettes, décidé à faire son job, le tout accompagné d’un écran géant qui vous indique quand applaudir, ce concert était vraiment sympa. Comme un concert de vendredi soir un lundi soir.
Oui parce que bon Eddie Argos, c’est pas un chanteur banal. D’abord il ne chante pas vraiment, en plus il balance ses textes drôles qui ressemble plus à un blog sauce Monty Python qu’à un Morrissey des grands jours. Quoique... Il s’est autorisé à terminer Emily Kane en chantonnant there is a light that never goes out. Il saute à la corde avec le fil de son micro, descend de scène pour danser avec le public, ne cache pas sa bedaine de bière bien anglaise, s’écroule de rire en chantant tandis qu’un garnement du premier rang tente de lui piquer sa chaussette. Le tout accompagné d’un combo percutant.
Ah Art Brut, je leur pardonne ce deuxième album un peu en dessous parce que vraiment c’est chouette un concert d’Art Brut. Si.