
De retour, à chaud, du concert de Bumcello à la Grande Halle de La Vilette. Voix de rappeurs, de crooners ou de blagueurs plein la tête, je me sens slameuse d’un soir.
Récit d’un concert en acrostiche.
Blackalicious donne le ton et ouvre le dialogue, avec la musique, avec le public ; duo et duel vocal, souvent improvisé, toujours rythmé.
Une ambiance familiale et conviviale malgré la grandeur de la salle, dès le deuxième titre le public se met à danser dans la fosse.
Main posée sur l’archet, caressant ou attaquant les cordes, Vincent Segal use de son violoncelle comme un rockeur de sa guitare électrique
Change the world, because we don’t have ennemy chante Chocolate Genius, class et envoûtant dans son costume blanc
Eclectique : du rock au zouk, du jazz sentimental au jazz expérimental : « les couleurs et les sons se répondent », harmonie d’un soir
Les primes d’originalité reviennent aux coiffures du percussionniste Cyril Atef et aux tongs + short de surfeur du chanteur multi-instrumentiste Tommy Jordan
La Villette entière se lève, s’exclame, saute les bras en l’air au rythme du hip-hop et rappelle les musiciens... à trois reprises
One… two… three…, c’est aussi un des titres du dernier album « Lychee Queen » ; conclusion : « jazz is not dead ! »