
Vendredi. Message personnel à ceux et celles qui n’ont jamais été à Benicassim et qui comptent y aller, prenez des cours de sieste si vous savez pas faire ! Moi, j’ai la fâcheuse habitude de me réveiller avant midi. Alors bon, il reste un plouf dans la piscine après le petit-déjeuner et effondrage intégral sur le lit. Une petite partie de poker entre amis, avec des grains de riz, ça mange pas de pain. Et hop 16h30 direction le FIB. Je vais me répéter hein mais qu’est-ce qu’il fait chaud à Benicassim. Et les rues sont décorées de grappes de festivaliers à la mine défaite. Ca crapahute du camping à la plage, de la plage au camping, ça squatte chaque partie d’ombre possible en ville même si c’est à côté des poubelles. Entre l’odeur et la chaleur, certains ont choisi…
En bonne festivalière débutante pas blasée, je suis là dès l’ouverture des portes, c’est que je veux pas en rater une miette. Direction la deuxième scène, la FiberFib, un grand chapiteau équipé de brumisateurs, autant vous dire un truc assez jouissif. C’est un petit groupe espagnol qui a gagné un tremplin qui ouvre la journée : Olimpic, franchement ils se démmerdent bien, dans la veine des jeunes groupes actuels anglais. Mais là, surtout, je découvre la Fresh Area Red Bull. Une aire de pelouse verte en plastique avec une pataugeoire au milieu, en face de la scène, avec des chaises longues. Endroit béni de fin d’après-midi. Les Bénicassimoises viennent y bronzer en trempant leurs pieds tout en écoutant les concerts, les Anglaises y rougir et les Anglais y brayer et pisser ou lancer de la bière dans la mini-piscine, super... Nouvelle Vague débarque, un concert très sympatoche. J’en attendais pas plus. Tout va bien sur mon transat, j’attends tranquillement l’arrivée de Rufus Wainwright, sous le soleil, avec un coca à la main. Bon c’est pas non plus la grande folie, hein, mais c’est Rufus et c’est joli. Sonne l’heure où l’estomac commence à couiner, Antony and the Johnsons m’endort et j’ai déjà vu Herman Düne, je vais me tenter ma première tortilla FIbesque avant de m’installer, le regard dubitatif, devant la grande scène regarder les Klaxons. (A suivre)