
Je prends l’option anglaise et je file à la troisième scène. Et là franchement je reprend une deuxième baffe alors que je me remettais à peine de la première. Bon je me serai volontiers passée des 4 british, encore eux, qui se prennent en photo avec des capotes sur les épaules et le journal de cul en guise de casquette, mais ils n’ont pas réussi à gâcher mon plaisir. La chanteuse est toute fraîche, souriante, sympa, girl next door, elle pète la forme, danse dans tous les sens, les deux batteries déchirent tout. Je suis accro à the Go !Team !
Et là à une 1H30 du matin, le dernier jour, je maudis les organisateurs de Benicassim pour la première fois. J’ai du choisir entre BRMC et Go ! Team et là, là, au moment où les infâmes Muse arrivent sur scène pour clore le festival, il n’y a rien en face, sauf des DJ que j’ai pas envie d’aller voir. Alors comme pour les Klaxons, je me dis, regarde tu verras bien, tu sauras enfin ce qu’est un concert de Muse. J’ai vu. C’est un grand moment de solitude pour moi jusqu’à ce qu’un ami, tout aussi remonté que moi, me rejoigne. Tout le festival semble sauter en l’air, pointer les doigts vers le ciel, jubiler quoi. Face à ce mur de son et de lumière. Oui parce que franchement l’ingé son qui arrive en foutant tous les potards à fond du style, je vais vous montrer qui a des couilles ici, cékicé le boss ? Ils ont fait fort pour Muse, ça me casse littéralement les oreilles, quant aux yeux... Ils m’ont pourri la fin de mon premier FIB. En plus je ne verrais pas UNKLE parce que je dois me lever à 8 heures pour rendre le bungalow, accompagner des copains à Castellon et faire 6h30 de route vers Toulouse. Donc il me fallait au moins 4 heures de sommeil.
M’en fous, je suis tombée en amour pour Benicassim, cet hiver je réserverai mon bungalow. Entre Benicassim et moi ça sera pour le meilleur et pour le pire !