
J’ai entendu les Rapture de pas trop près. Ca bouge ça balance. Premier déchirement, pas de Rapture pour voir OK Go, surtout à cause d’un clip rigolo. Je ne l’ai pas regretté, ça bouge bien, c’est nourri de plein de trucs bien sympas. Changement de décor on retourne sur la grande scène, Dinosaur Jr revient sur les planches. Je ne les avais jamais vus, les rois du mélange mur de guitares grunge, punk hardcore et d’un chant pop ça se rate pas. Mascis et sa bande sont arrivés trop tôt car Bug, leur album sorti en 88, c’est un Nevermind avant l’heure. Ca fait partie des injustices de la musique. L’avantage c’est qu’ils sont toujours là et qu’ils balancent encore des putains de sets.
Alors que les fans de pouet pouet endiablés n’en peuvent plus des rumeurs qui circulent, on apprend, enfin on entend la fureur s’élever de la FiberFib scène où les Who made Who devaient jouer initialement. Les joueurs de fluo sont arrivés mais ça sera sans moi. Ben oui, y a Devo qui débarque sur la grande Scène. Oui Devo, ça tue Devo mais encore faut-il se désensabler les écoutilles et pas foncer dans le premier klaxon venu. Devo ça c’est un putain de groupe novateur qui date de 1972, hein les pouet pouet, ils ont été produits par Brian Eno avec notamment leur version hallucinante, robotique de « Satisfaction ». Les voilà nos papis précurseurs, toujours aussi givrés du citron, malgré les bedaines arrondies et les cheveux grisonnants. Grande leçon, leur imagerie futuriste et leur sens de l’humour complètement absurde, qui ont pourtant 40 ans, n’ont pas pris une ride. Il est plus de 2h30 du mat’, je vois que les Presets ou Digitalism sont au programme mais j’ai pas bien maîtrisé l’art de la sieste, mes compagnons de bungalow pareil. « Oui mais Benicassim ça commence à deux heures du mat’ » Oué oué, mais hé ho hein on fait ce qu’on peut avec ce qu’on est ! Dodo !