
Vendredi soir, début de weekend, dans un quartier près de la gare à Strasbourg. La salle de la Laiterie n’affiche pas tout à fait complet pour cette soirée. Et pourtant, l’affiche est alléchante. Les anglais de Dub Pistols étaient, comme tous bons Britishs sortis du bureau un vendredi en fin d’aprèm, bourrés et excités avant tout le monde. Surement la faute à leurs amis de bouteille Jack et Daniels qui ont eu le droit de gouter aux bouches avinées du premier rang.
Les 5 gaillards emmenés par un MC qui est visiblement très pote avec Jack et Daniels réveillent petit à petit le public qui tarde à se mettre à l’heure britannique. Eh ouais, eux étaient venus pour la tigresse multicolore Ebony Bones ! La troupe l’accompagnant, eux aussi british étaient accoutrés pas comme des sacs mais en Castelbajac, donc oui, presque comme des sacs, mais en couleur. Le concert arc en ciel est court, mais hyper énergique et efficace, en tournée post Festival des Inrocks on ne pouvait pas s’attendre à moins. La belle tente de rallier sur la scène toutes les coupes afro de la salle. Elle commence par une jeune Nerd sorti de son lit et de sa prépa d’école d’ingénieur. Raté. Des reprises des Pink Floyd et d’Iggy Pop versions énervées et tenues à bout de bras par un batteur métalleux, on peut comprendre que la gentille excitée soit resté six mois en home page de Deezer. Ou pas.
Après donc cette toute petite heure de surdose de vitamines, Dj Vadim vient nous rappeler qu’on n’avait pas dansé autant depuis les derniers festivals de l’été, voire du bal de mariage d’Isa notre cousine éloignée. Entamé par quelques classiques hip hop français et américains, le show du russe à lunettes sera vite soutenu par trois collègues au chant et aux machines. Rapidement, notre popof nous transformera en expert du dancefloor, pour finalement nous convertir en « soldier » de la piste, là où les anglais ont déjà déserté mentalement et physiquement, et ça depuis quelques heures.