
En arrivant, je zappe vite Rock and Roll pour aller découvrir Rodeo Massacre. Dans leurs futals en cuir et leur marinière Jean-Paul Gaultier, ils dégagent une fichue énergie. Par contre, grosse déception sur Dinosaur Jr après leur brilliant concert à Bénicassim, faut dire c’est pas trop de leur faute, leur son est juste déplorable. Je file alors retrouver la pop lumineuse de Hey Hey My My, sans conteste plus intéréssante que les gémissants Mogwaï. Si vous ne connaissez pas encore ce jeune groupe français c’est que vous n’écoutez pas assez Kill the FM. Ils nous pondent le genre de concert où vous écoutez d’une oreille distraite un groupe que vous connaissez vaguement parce que vous discutez avec un copain pas vu depuis quelques temps, puis rapidement sans voir venir vous tapez du pied. Et là vous regardez votre interlocuteur en lui disant :" hey mais c’est vcahement bien ça" et vous la bouclez jusqu’à la fin, les yeux rivés sur la scène. Hey Hey My My est entrain de devenir un pilier incontournable de cette scène française émergeante. A écouter absolument.
Direction the Shins. Confidence pour confidence, j’aime beaucoup leur album, je ne m’ennuie pas trop mais pourtant il y a de quoi. Frappé par une lueur divine, à deux chansons de la fin du set, le chanteur réalise enfin qu’il y a un public face à lui. Bref pour une première en France c’est pas gagné.
Je zappe, à mon grand regret, The Noisettes et avec soulagement Emilie Simon. Oui parce que sur la grande scène c’est le grande retour des Hives. Electrochoquée à Benicassim, je jubile à l’idée de taper du poing dans le vide sur TICK TICK TICK TICK TICK TICK BOOM, un single incendiaire en live. Ils confirment leur statut de tueurs de scène, ils nous alignent leur plus grands morceaux avec l’arrogance drôle qu’on leur connaît. Le chanteur Pelle Almqvist, d’origine croisée Jagger-Pop, est irrémédiablement branché sur du 1000 Watts. Une vague de rock and roll d’un genre ultra énergique m’embarque complètement. Comme si j’étais une pin-up sous une cascade dans la jungle, le tout dans une vieille pub Hollywood chewing gum. Un vrai kif !
Le pire c’est que je sais déjà qu’une autre baffe d’une autre style m’attend. Les génialissimes Arcade Fire et leur bordel incroyablement orchestré. Euh... Impossible de véritablement décrire ce truc. Imaginez un flot concentré d’ondes positives qui vous enveloppe joyeusement des pieds à la tête et qui vous soulève du sol. Sourire niais, tapage de pied. Incroyable. C’est l’un des concerts les plus jouissifs auxquels j’ai assisté dans ma courte vie. Un truc addictif donc douloureux. Mais quand vais je les revoir ? C’est tellement bon !