
Le groupe survitaminé était à nouveau de passage dans la ville rose, cette fois au Bikini, inaugurant la salle de leurs converses un peu trouées, de leurs guitares nerveuses, et de leurs fans montés sur ressort.
Car dès le départ, ce qui frappe, c’est le nombre d’oreilles qui ne sont venus que pour les Stuck. Pourtant ils partagent l’affiche avec du beau monde : The Dodoz, et Eiffel, qui jouent peut-être pour la dernière fois ce soir-là. Mais le groupe originaire de Paris a un public fidèle, issu de cette génération qui découvre les petits groupes sur myspace, de bouche à oreille, de fil en aiguille, et qui suit avec passion leurs dates de tournée. Sur scène, on a devant nous 4 gamins très pros, la voix du chanteur José ne faiblit pas, elle reste bien en place, et visiblement, ils sont ravis d’être là, de sautiller avec les premiers rangs, et de voir les mains s’agiter. On sent qu’ils n’hallucinent pas vraiment face à ce qui leur arrive, mais plutôt qu’ils savourent le fruit de leur travail passé. Les stuck ont vadrouillé, de la Suisse aux Etats-Unis, leur étui à instruments sur le dos et l’air au bout du micro. Partis de la FLèche d’Or, on leur réclame désormais un rappel. Avec modestie et mélodie, le quatuor exerce sa musique efficace et pêchue, et nous fait passer un très agréable moment, où même après avoir mis leur disque sur "repeat", on se surprend à voir notre pied battre la cadence.