
Look nirvanesque, déferlante sonore à la Sonic Youth, les trois Midnight Juggernauts ont pris le meilleur du rock du début des années 90 et de la new wave des années 80 pour devenir le groupe électro rock le plus puissant du moment sur scène.
Dès l’entrée du groupe, on a la mystérieuse et excitante impression qu’il va se « passer quelque chose ». Le concert démarre effectivement très fort et le public réagit très vite en dansant et sautant partout. Avec un son plus rock que sur disque, Vincent au synthé, Andy à la guitare et surtout Daniel, puissant batteur, donnent toute l’énergie nécessaire à un concert de haut vol. La dimension psychédélique et le cataclysme sonore provoqué par les australiens, qui sont visiblement contents d’être là, nous envoutent rapidement.
Echange d’instruments entre clavier et guitariste, puis nous arrivons vite au premier sommet d’intensité avec Tombstone… L’énergie ne tombera pas pour autant après ce moment de folie pure, au contraire, nous sommes maintenant dans le vif du sujet !! Même les morceaux les plus calmes et mélancoliques de l’album agitent la salle transformée en dancefloor. Bref, de l’intensité, de l’énergie, du gros son, de la générosité, une heure de concert qui se termine par un chaos sonique pur.
Les lumières se rallument, se ré-éteignent, le groupe n’est plus sur scène mais les larsens et autres bruits cataclysmiques ne s’arrêtent pas, les regards se croisent, les sourires sont sur tous les visages, nous ne savons plus ce qu’il se passe à part que nous venons d’assister à un concert rock d’une rare intensité.