Kill the FM

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DUB PISTOLS , EBONY BONES ! , DJ VADIM à Strasbourg - 13/11/09

Vendredi soir, début de weekend, dans un quartier près de la gare à Strasbourg. La salle de la Laiterie n’affiche pas tout à fait complet pour cette soirée. Et pourtant, l’affiche est alléchante. Les anglais de Dub Pistols étaient, comme tous bons Britishs sortis du bureau un vendredi en fin d’aprèm, bourrés et excités avant tout le monde. Surement la faute à leurs amis de bouteille Jack et Daniels qui ont eu le droit de gouter aux bouches avinées du premier rang.

Les 5 gaillards emmenés par un MC qui est visiblement très pote avec Jack et Daniels réveillent petit à petit le public qui tarde à se mettre à l’heure britannique. Eh ouais, eux étaient venus pour la tigresse multicolore Ebony Bones ! La troupe l’accompagnant, eux aussi british étaient accoutrés pas comme des sacs mais en Castelbajac, donc oui, presque comme des sacs, mais en couleur. Le concert arc en ciel est court, mais hyper énergique et efficace, en tournée post Festival des Inrocks on ne pouvait pas s’attendre à moins. La belle tente de rallier sur la scène toutes les coupes afro de la salle. Elle commence par une jeune Nerd sorti de son lit et de sa prépa d’école d’ingénieur. Raté. Des reprises des Pink Floyd et d’Iggy Pop versions énervées et tenues à bout de bras par un batteur métalleux, on peut comprendre que la gentille excitée soit resté six mois en home page de Deezer. Ou pas.

Après donc cette toute petite heure de surdose de vitamines, Dj Vadim vient nous rappeler qu’on n’avait pas dansé autant depuis les derniers festivals de l’été, voire du bal de mariage d’Isa notre cousine éloignée. Entamé par quelques classiques hip hop français et américains, le show du russe à lunettes sera vite soutenu par trois collègues au chant et aux machines. Rapidement, notre popof nous transformera en expert du dancefloor, pour finalement nous convertir en « soldier » de la piste, là où les anglais ont déjà déserté mentalement et physiquement, et ça depuis quelques heures.


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FUJIYA & MIYAGI, BONOBO ET EZ3KIEL – BXL – Nuits Botaniques

Trois concerts pour le prix d’un. C’était l’affiche proposée pour un soir et un chapiteau ce dernier jeudi aux Nuits Botaniques. Une entrée en matière par les 4 anglais de Fujiya & Miyagi qui tarde à emballer un public qui ne se bouscule pas pour les voir.

Toutefois, la fin de concert, moins relax et plus enlevé, a le mérite de réveiller ce petit monde réfugié des gouttes de pluie beaucoup trop nombreuses pour trainer dans les jardins du botanique. Puis arrive Bonobo, en rang groupé et en formation live en non en DJ set ! Bonheur ! Un trip hop décomplexé qui chatouille gentiment les oreilles en attendant les tourangeaux d’Ez3kiel.

Visiblement, c’est eux que le public attendait. Et le quatuor ne met pas longtemps à satisfaire son monde . Alternant titres planants et poétiques comme The Weeding avec d’autres beaucoup plus violents (Firedamp), le contraste est saisissant, le public dérouté. Les Break or Die ou Spit of the ashes rappellent qu’Ez3kiel est avant tout une super formation live, efficace, hyper carré et magnifiquement sublimé par des projections visuelles puisés dans l’imaginaire du bassiste Yann N’Guéma . Jah’s hardcore et Barbary réveillera même les puristes de la première heure.

Un second batteur/percusionniste est venu s’immiscer depuis le dernier album Battelfield dans le trio, décuplant les forces du groupe qui n’en finit plus de ravir son public, impatient de recevoir le prochain projet cadeau de nos beaux français.


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Peaches à l’Ancienne Belgique - BXL - 05-05-2009

Peaches, "La" reine de l’Electro Punk est parmi nous ce soir. En venant à la salle de l’Ancienne Belgique, il fallait s’attendre à recevoir, car Peaches donne, envoie et partage sans compter.

Visuellement d’abord, où la belle se dévêtit, se change, se pare de nouveaux costumes plus improbables qu’osés. A chaque nouvelle tenue, une joie générale et légitime. YEAH ! Madame traine des années de concerts derrière elle et s’avance avec un nouvel album plutôt frais. Elle justifie une grosse présence scénique depuis longtemps mais ceci ne semble pas l’avoir (trop) affecté, physiquement bien sûr.

Pour le reste, je n’oserai pas et ne pourrai pas dire. Ses efforts sont déployés tout au long du show, à la fois debout sur la barrière séparant la fosse et le public, courant sur la scène, se dandinant de manière provoc’ le tout en s’agitant sans relâche jusqu’à plus soif.

A ses cotés, son groupe, Sweet Machine (guitare, machines, batterie) complètent un tableau lumineux où Madame rayonne et ne cesse de provoquer gentiment. A noter une belle apparition virtuelle de la rappeuse Shunda K (Yo Majesty !) sur « Billionaire » projetée sur un simple drap créant un duo quasi réel.

Sexy, toujours, trash, parfois, le spectacle est à la hauteur de la réputation scénique qu’elle s’est construite au fil des ans. Après, inutile de vous servir le discours du concert d’exception qu’il n’aurait jamais fallu rater. Peaches reste un bon show, mais comme toutes les bonnes choses, il faut savoir ne pas en abuser. A bon entendeur…


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Le retour du sale gosse

Ça reste un événement après tout ce temps. Chaque sortie d’Eminem, le sale gosse de l’Amérique blanche. Résultat ? Il est resté un sale gosse, qui détourne son monde en vidéo, il n’a pu s’empêcher d’éviter Amy Winehouse. Assez drôle pour qui aime l’humour du tout premier degré plein de prouts. Personnellement j’ai beaucoup ri sur les passages kitchissimes de Star trek. Après reste le single lui-même « We Made You ».

Les lyrics sont du Eminem pur jus, il se joue des rock stars de lui même compris. Jessica Simpson l’accompagne. Clin d’œil à Ellen de Generes et Britney Spears, tâcle à Sarah Pallin, en appelle à Jen Aniston et mangerait bien la poitrine de Jessica Alba. Message final « Oh Amy, Rehab never looked so good, I can’t wait, I’m going back !! HAHA Whooo ! » Bon du Eminem 100% pur jus. Et quand il est deux poils sérieux voilà le message : « Why should I wash my filthy mouth out // You think that’s bad you should hear the rest of my album // Never has there been such finesse and nostalgia » C’est surtout ça qui me met l’eau à la bouche, j’avoue que je suis un tantinet excitée d’écouter cet album en entier. En attendant ce morceau, décalé, est sûrement celui de ses singles de lancement d’album le moins percutant mais tout autant efficace à la longue. Deviendrait-il poppy en vieillissant ?

En tout cas, la vache pour quelqu’un qu’on disait malade, puis déprimé, puis devenu gros, et puis et puis, ... Il est tout mince, tout beau. Il tient bien la route le Slim Shady.


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Rendre à Depeche Mode ce qui doit l’être

Je vous ai dit je crois mon ennui, terrible ennui lors du festival des Inrockuptibles. Cette galerie de jeunes poseurs qui vomissent du synthé sur leur guitares en prenant la pose. Ils ont tous oublié d’écrire des chansons. Le jour où j’ai assisté au tribute to Depeche Mode par Sylvain Chauveau dans l’auditorium de Saint-Pierre des Cuisines à Toulouse (une église à la base...) avec des cordes et des vents, c’était l’acoustique le plus somptueux que j’ai entendu.

Depeche Mode, c’est pas du synthé, c’est des chansons, des vraies, des putains de morceaux classieux. Les jeunes compositeurs ont l’air d’oublier aujourd’hui qu’avant de s’exciter sur des effets, faut écrire un morceau qui tienne la route !

Et ces vieux chnoques des 80’s reviennent en montrer à la jeune garde qui prétend nous en faire voir. Depeche Mode remet en place en un titre évocateur "Wrong" la scène anglaise actuelle qui essaie de nous vendre du rock avec du gloubiboulga de synthés 80’s par dessus. Faut leur dire, le gloubiboulga on n’aimait déjà pas ça dans les années 80, on aimait déjà Depeche Mode et les pendules sont remises à l’heure.

C’est encore les vieux qui font preuve de modernité, sans risque certes, mais cent fois plus moderne que les jeunes groupes de 20 piges poseurs. D’ailleurs tout merdeux qui ose sortir un synthé devrait être obligé d’aller voir un concert de Depeche Mode avant ! Ne serait-ce que pour prendre une claque d’humilité de générosité et de professionalisme de Gahan qui donne autant partout.

Avec la bouillie bontempi de ces soi-disants jeunes génies de la scène anglaise d’aujourd’hui, tu retires la prise, il te reste les yeux pour pleurer.


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Et pourtant y pas d’Errors

Celles ou ceux qui connaissent mes goûts musicaux ne vont pas manquer d’être surpris par cette envie de partager avec vous ce petit bijou. Non, y a pas d’erreur dans le code de la vidéo. C’est bien de la musique électro. Oui oui y a pas de paroles. Et c’est vrai que je suis très "organique" musicalement parlant. L’électro en général ne titille que très peu mon intérêt sauf lorsqu’elle est mélodique et dieuse. Et en dehors de la musique classique, j’avoue que mon instrument préféré est avant toute chose la voix, du coup je reste assez glaciale face à l’art instrumental.

Mais Mogwai, qui n’a pas non plus mes faveurs, est venu en concert au Bikini, il a drainé dans son sillon, Errors. Je dois avouer qu’en évitant de tomber dans le trauma Manchester est mort vive Glasgow, l’Ecosse continue de produire des pépites en tout genres, tous azimuts et d’une qualité constante. En même temps, distiller est un art de vivre chez les kiltés.

Errors c’est un peu comme un Lagavulin de 12 ans d’âge : surprenant, voire désagréable la première fois mais on y revient quand même car c’est un arôme intense faits de parfums que l’on aime mais qui forment un mélange étrange. Si vous êtes comme moi, que vous n’aimez pas trop ce style musical, Salut ! France sera votre premier shot.


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Late of the Pier : enfin du frais, du frais, du frais

En novembre dernier, le festival des Inrocks faisait une halte de deux jours à Toulouse. Tout se ressemblait, de ces groupes poseurs qui s’enchaînaient sur scène... A chaque set, je m’étais obligée à écouter au moins deux morceaux avant de craquer inexorablement et de me diriger vers la terrasse extérieure du Bikini, quel ennui. Que du pseudo années 80 revu façon 2000 sans un sou d’originalité et d’une linéarité effrayante. Au secours.

Puis au milieu de cette affiche soporifique, j’ai entendu Late of the Pier. J’étais tellement en mode négatif que j’ai pas apprécié tout ce concert à sa juste valeur, je me suis remise dedans plus tard. Ca sonnait, enfin de la fraîcheur et un groupe qui dégageait autre chose que de la pose, un vrai groupe avec de la sueur, des sourires, de l’envie.

Late of the Pier, voilà quatre Anglais prometteurs comme je les aime, qui cherchent, qui bidouillent des sons et qui aiment partager. Je recommande à tout le monde d’écouter « Fantasy black channel », leur premier album sorti cet été. Un de mes morceaux préféres, Bears are Coming et voilà la preuve en images. En plus ils n’aiment pas Klaxons, rien que pour ça c’est mes potes.


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Hushpuppies : L’itw Tu l’as pas Volley Ball

Après plus d’un an de tournée et une centaine de concerts, les HushPuppies n’ont pas "Volley" une interview plutôt sportive.

Respectivement chanteur et organiste - mais aussi frères, Olivier et Wilfried se prêtent au jeu de Kill The Fm. Un occasion de renouer avec leurs premiers amours pour une montée au filet et au micro.


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METRONOMY – BXL – 17.02

Bruxelles, le Botanique, une salle pleine. Il manque un élément, un groupe nous faisant décoller nos semelles rapidement et si possible pour un bon petit moment.

On y a eu droit cette semaine avec Metronomy à l’affiche et au rendez vous de ses adeptes venus remplir tous les coins de la salle. Déjà présent il ya quelques mois en première partie de Ladytron, c’était à eux de remplir la salle sur leur seule renommée. Tout laissait présager d’un bon concert. Et pourtant, ça a mal commencé pour nos trois compères british/branchés.

Toutes les vitres de leurs minibus soigneusement éclatées en guise d’accueil, ça peut refroidir. Eux un peu, leur tour manageur beaucoup, mais le public, pas du tout. Ce dernier a eu droit à un court régal d’électro pop. Oui mais voila dans cette dernière phrase, il y a le mot « court » impliquant un sentiment d’inachevé, de jouissance brève, de kiff coupé trop tôt, de « bref mais intense » comme l’a si bien dit ma voisine...

Environ 80 minutes à se dandiner sur les titres de leur dernier Nights Out sorti en septembre dernier, c’est fugitif mais ça claque juste et fort, un peu comme un coup de marteau dans une vitre. Bien placé et rarement sans conséquences. Et peu importe si l’interprétation des chansons n’est pas tellement différente des titres d’un excellent CD. A thing for me, My heart rate rapid, Radio Ladio furent particulièrement bien frappant.

Les trois gars aux voix aériennes nous administrent même une chorégraphie à base de lumières cheap portées en pendentif. Alors franchement, pas de quoi s’énerver contre leur bus…